En lisant mon petit Métro affectueusement fauché dans le métro, j’ai pris conscience de l’ordre de grandeur de quelques chiffres.

162 millions de dollars seront affectés à la mise en place du système de carte à puces à Montréal.

Le programme alimentaire des Nations Unies demande 700 millions à la communauté internationale pour enrayer la crise alimentaire qui fait rage dans des pays déjà mal foutus comme Haïti, le Mexique ou l’Égypte.

Cherchez l’erreur.

Alors qu’une métropole comme Montréal peut rénover son système avec ces 162, les Nations Unies doivent supplier pour collecter une somme trois fois plus fois plus grande de la part DE TOUS LES PAYS RICHES? Alors que des gens se marchent dessus jusqu’à la mort pour du pain? Alors que certains payus d’Afrique connaissent 2700% d’inflation alors que 90% du? Alors qu’on utilise le maïs pour faire des biocarburants même pas écolos? Alors que la production de soya diminue pour cultiver ledit maïs pour la production d’éthanol? Qu’on brûle les forêts pour le faire et qu’en plus on affame les plus pauvres pour se donner une meilleure conscience écologique? Que les gens s’amusent à faire des profits faramineux en spéculant sur le pétrole, faisant flamber les prix à cause du transport et poussant ette mode soi-disant écolo d’éthanol? Faites-moi rire.

J’allais exprimer mon dégoût pour la lâcheté et les crimes de baise-majesté de Sarkozy et le teneur mielleuse de son message destiné à la Chine et amoureusement amené par Raffarin, mais mon oral de français me rappelle qu’il vaut mieux que je garde mon énergie pour vilipender les médias américains demain mat.

 

Sans commentaire pour le fait qu’Angela Merkel, une femme que j’admire pour sa franchise et la témérité de ses propos, soit finalement comme les autres, à la solde de l’empire capitaliste. Pour les aveux qu’il lui a arrachés, celui que le Tibet est une partie inaliénable de la Chine.

Sans commentaire pour tous les autres qui s’agenouillent devant la Chine (quoique bravo à notre Harper d’avoir les couilles de ne pas  venir aux cérémonies d’ouverture), pour leur lâcheté et les intérêts économiques qui leur sont plus important que l’avenir de notre planète.

Sans commentaire pour le manque flagrant de droits des hommes dans un pays qui se dit digne d’accueillir les JO, symbole de coopération et d’oubli des différences le temps de jubiler devant nos athlètes. Sans commentaire pour toutes les répressions et les fausses rumeurs que le gouvernement de Hu JIntao répandent au sein de leur pays.

Sans commentaire pour cette mondialisation qui n’a fait qu’aggraver le fossé pauvres-riches.

Pour un boycott des produits chinois pour que ce gouvernement comprenne que sans les pays occidentaux, il n’aurait nulle part où envoyer les produits qu’il produit en masse au détriment de la qualité de vie de ses citoyens. Cette relation de dépendance n’est PAS UNILATÉRALE : ils dépendent de nous autant que nous consommons d’eux. Qu’ils comprennent qu’ils sont en train de saboter la planète en rasant les forêts les plus rares, en drainant les ressources de pays plus pauvres incapables de se garantir la propriété de leurs mines et de leurs forêts. On leur promet de la création d’emplois en échange de droits d’exploitation et tout ce qu’ils ont, c’est une colonisation chinoise et un gouvernement qui en ont plein les poches.  

Encore là, pour boycotter, il faudrait être capable de trouver des produits canadiens à acheter dans le foisonnement de magasins comme Wal-Mart…

 

Bonjouuuur

Ca fait un bail… les joies des examens et des réunions de famille et d’amis :)

Bref, mon message le sera comme ce marqueur de relation. Je voulais surtout vous entretenir des merveilles que recèle notre Musée des Beaux-Arts de Montréal.

J’ai joyeusement accompagné PA visiter cet endroit fabuleux pour un travail de français, et comme la dernière fois que je l’ai visité, il m’a enchantée. C’était la première fois que je visitais les expositions de peintures de la gallerie permanente, et surprise, il y a là des toiles de grand maîtres.

Entre les Monet et les Dali, j’ai découvert Van Vogen. Je vais assurément aller voir son exposition cet été. Son expressionnisme est d’une grande force : moi qui n’aime pas trop les dessins à allure enfantine comme les Picasso, j’ai adoré Van Vogen. C’est réaliste, et à la fois pas du tout réaliste; des traits de pinceaux parfois grossiers qui jouent pourtant sur la finesse du choix de couleurs, les contrastes. L’expression des personnages. Les lumières et les ombres. Vraiment, cela m’a inspirée : je peux souffler un peu dans mon réalisme au profit de l’exacerbation des coups de pinceaux.

Autre révélation : Les Sirènes de Rodin. Il n’a vraiment pas usurpé son titre de grand dans la cour historique des sculpteurs: sa statue est d’une beauté exceptionnelle. Pas qu’elle retrace à la ridule près le portrait de quelconque richissime ou aristocratique dame. C’est dans l’alignement des trois «sirènes», trois femmes enlacées, liées par leurs cheveux qu’on ne saurait attribuer à telle ou telle, une expression de langueur et de rêve dans leur superbe visage de marbre. Ces sirènes ont pourtant des jambes : elles sont sirènes dans la mesure où leurs jambes s’entrelacent avec le sol, s’effacent dans un socle aux contours diffus. Elles sont prisonnières de la mer de marbre, de l’océan de la volupté et du songe. Par leur disposition, elles semblent former une vague dont l’écume est cette chevelure luxuriante qui les coiffent. Le marbre blanc dont elles sont faites ne font qu’ajouter du sublime à cette sculpture qui a marqué mon esprit.

J’ai donc tourné autour pendant un bon moment. J’ai maintenant officiellement l’air d’une lesbienne «rodin» en plein fantasme HAHA quel mauvais jeu de mots

 Ce genre de blague merdique signifie que mon QI diminue et que je devrais me coucher. Donc, sur ce, je ferme la lumière du tunnel pour aujourd’hui.

Le Joug du coeur

Il fut un roi fantasque, folichon
Frêle monarque voué aux alliances
César conquérant imposant sa lance
À la morne contrée de ma Raison

Il envoya Intelligence paître
Dans les affres d’un sanglant échafaud
Car le despote désire un peuple sot
Pour que scintille mieux le diadème à son front!

Ah! le despote fête fête l’hérésie
S’abreuvant des nectars d’hédonisme
Insouciant du lendemain, sans cynisme
Dans la coupe dorée de la folie!

Il fut un roi fantasque, folâtre
Décrépi mon royaume, basta murs d’albâtre!
Pauvre Atlante noyée par son seigneur
Hélas, je suis bien sous le joug du Coeur!

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J’ai embrassé le père Noël hier soir après que nous ayions pris quelques bières ensemble <3

 REGARDEZ COMME IL M’AIMMMMEEEE 

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JSUIS PAS EMOOOO

mais j’aime nelligan

L’Héliotrope 

Il n’était pas de fleur plus rêveuse
Que l’héliotrope aux boucles dorées
Elle n’était ni plus haute, ni plus jolie
Et pourtant n’aspirait qu’au paradis! 

Son coeur était épris du grand soleil
Candide, courait plaines et vallées
Dès l’aube trépignait pour son réveil
Tout en scrutant les cieux ensommeillés

Et toujours Hélios lui contait fleurette
Taquinant ses corolles de ses vents
Jusqu’à ce que Séléné ne l’arrête
Comme elle aurait voulu être grande! 


L’héliotrope s’étiolait, je l’ai mis
Dans les cheveux du soleil de ma vie
Je me suis essayée à une poésie à la forme plus stricte. Sonnet :)

 Un espèce de cadavre exquis en prose… L’un commence le texte, puis l’autre continue. Ce texte a été continué, mais je n’ai pas la suite (merci andy -_-’) Donc, la dernière partie a été écrite par mouaaaa xD

O Snow

By Andy Shih, Amanda Fong, Viviane Phan 

 

Mirrors all around far and close I cannot move I am trapped in this box this box of shadow and thought Cold and full of snow Everywhere is my foe in woe years ago who delivers a blow to all I know while seized by this  snow Cannot move I can only see Can only see snow drifting like there is no tomorrow It is blinding my vision beyond ten paces In some cases there are places worth seeing but here there are none It is all cold and dark and forgotten No one remembers Nothing but snow here and here and here and here and here and here Snowflakes on the lips are nothing but bittersweet I try to cheat greet the snow act as if it were wheat but I find only deceit Thus I can only retreat in defeat I am my own prisoner This is all an illusion An illusion of hate and fate The plucking of strings and the beat of a drum The light crackle of music distant in the dark On a dark desert highway an echo of warmth voices calling from far away Confusion all around snow in a mangled cyclone delusions of the hazelnut girl What swirl could this be I blink and blink I try to see clear Nay it is only the delusion that have speared my heart away I cannot I must not be tempted by my heart’s desire or that of the snow Close my eyes I cannot see I can only imagine Darkness in the depths of mind Must imagine must do something to quench my thirst Hanz Zimmer I hear you I hear you first through the black knight Soft pounding beating resonating drums in the deep deep dark Bring me hope and energy I see a shape it’s getting closer and closer white as snow a cyclone appears around me a box full of snow everywhere is my foe in woe years ago mirrors around me yelling screaming screeching slashing biting slapping twisting shattering breaking cold as hell My mind is the cyclone I open my eyes I see the cyclone I close my eyes I see the cyclone I open my eyes I see the cyclone I close my eyes I see the cyclone I close my mind I see the cyclone  I close my eyes I feel the cyclone I open my eyes I see eyes frightful terrifying killer eyes yearning for flesh a pair of eyes bloodshot red and hollow with empty white snow Snow all around My faces move forward into the eyes into the white to find only more snow and more cyclone A mirror in front of me cracking slowly my face cracking slowly my face solemn and ecstatic Boom boom The melting snow hits the cracking glass My tears slide down my solemn face The cyclone swirls in my mind My mind is lost in the cyclone Drowning in turmoil drowning in sorrow Frozen by the cold frozen by the pain My vision is blurred Odd noises go through my ears The melting snow hits my body My body hits the ice cold ground My soul cries My body cries The world cries Obscurity covers me Stars fall from the skies to touch me What is this sticky substance What is this smell Could insanity have come to slap me in the face Growl Growl Growl from the clouds No ‘tis not Growl Growl Growl from my core Lack of energy making my mind sore Grasping for more more more I need this delicious elixir to fill my stomach If only I could reach for more but there is no more no more no more no more than this bitingly flavorless snow those colorless tasteless snowflakes that tastes like tears they are falling with the snow all of them they are crawling all over me taking all over me I don’t want to surrender but I’ve already lost the cold has tied me up I am paralyzed I cannot move I can only breathe that insidious cold that gets into my frozen nostrils into my frozen throat into my frozen body into a frozen heart of a frozen me freeze froze frozen freeze has taken over every part of me a white flag dance over me but the snow and the cold keep lingering on my own water is shackling me to the enemy the tears of some Judas Iscariot full of redemption they are condemning themselves for their treachery for condemning me they condemn themselves thus they condemn me to the nails of ice the wind is whipping the remnants of  human pride and the white flag making undulate in the white sky the wind  singing a war cry an anthem to the victorious and the sanity that has been spilled on this ice my body is a cross elevated in the snow fields a colored cross in an immaculate desert I speak to Thee yes I speak to Thee Listen to me Goddamned you damned God of the goddamned men like me Listen You’ve never listened to my prayers this is my last so Listen Cold Cruel King of the Condemned I don’t care anymore I just can’t God Forgive me I didn’t know what I was doing  Save me Save me Save me Save me from this hell but I know You can ‘t I hear You laugh in the sky that growl those growls it was all You mocking me Growl Growl Grouwl Growl What did I do Growl Growl Growl How did I deserve this Growl Growl He jerks and growls and growls again and orders the wind to play mankind’s anthem it is one of death is a requiem for all of his dreams of eternity another mocking of the Gods to remind men that they cannot climb this high the sky I hear God’s Wife Death coming she is wearing a snow white virginal coat she is over me seducing me her icy skin pressed against mine I don’t want to be carried away I don’t want to be seduced yet she is undressing in front of my eyes I can no longer see white only black black like the blackness of her velvet skin cold as ice as black snow black is back I close my eyes it’s black I open my eyes it’s black I close my eyes again it’s black I open my eyes it’s just as black I surrender I surrender I surrender to the snow woman she makes me become serene with the opium of her presence O the divine morphine of her beauty the beauty of the everlasting the dream of man is eternity black is the color of the forever as the snow is  burying me as the requiem plays with the windy strings Byron said that Death is Slumber’s Sister Mortality’s Emblem is given How long before I resign my frail breath if this is a foretaste of Heaven So I surr

Pour un précieux petit jus de 10%, j’ai dû lire un livre analysant les différents journaux québécois et ceux qui oeuvrent pour que nous ayions quelquechose à lire en brûlant nos toasts.

Le livre de Cornellier est très intéressant par plusieurs égards, mais pèche par la haine palpable du fédéralisme qu’entretient l’auteur tout au long du livre, tout en prêchant une certaine objectivité (dans la mesure du possible, une «subjectivité honnête», comme Cornellier disait).

Ceci est un autre de mes petits coups de gueule, dirigés cette fois vers cette totale intolérance que certains de mes concitoyens pour tout ce qui vire un petit peu à droite. Est-ce que ne pas être souverainiste ou de la centre-gauche fait de nous des citoyens irresponsables, cruels, sans coeurs, sans logique?

Est-ce que voter PQ, Solidaire ou Vert signifie que l’on est vraiment engagé en coeur et en esprit à changer le monde?

Il m’est déjà arrivé, peu avant les élections de 2006, un épisode fort évocateur de la mentalité qui semble peser chez certains. Dans un abribus du terminus Panama, je discutais politique avec deux de mes amis, lorsqu’une fille qui se trouvait malencontreusement par là s’est exclamée : «QUOIIIIII???? TU PEUX QUAND MÊME PAS PENSER À VOTER LIBÉRAL?!? Vote PQ, comme ça si on se fait crosser, on se fait au moins crosser par des gens de chez nous!!!»

Et la voilà qui déambule hors de l’abribus pour hurler (à l’autre côté de la voie d’autobus)de plus belles des obscénités sur Jean Charest que je pourrais résumer par un mot anglais signifiant copuler accompagné du nom de notre premier ministre ainsi que par quelques objects sacerdotaux.

D’autres fois, lorsque je mentionne mon idéologie, les gens de mon cégeo semblent presque désolés pour moi. Au journal, lorsque j’ai refusé de critiquer l’antiaméricanismeà tout prix qui semble être en vogue ces dernières années (sans toutefois approuver nos voisins), on m’a subtilement dit de changer ça, disant « Ma pauvre cocotte, tu te feras pas des amis avec ça».

Cornellier m’a également rappelé ce cauchemar idéologique et démocratique. Il ne tarit pas d’éloges envers La Presse. Son seul défaut? Ses éditoriaux pro-fédéral.
Pardonnez-moi monsieur, mais comme vous le dites vous-même dans votre livre, il faut distinguer la nouvelle de l’opinion. Et TOUS ont le DROIT à L’OPINION, quelle qu’elle soit. Bien entendu, tous les journalistes qui commencent à s’intéresser à une politique moins gauchistes, sont considérés par Cornellier comme étant « doté d’un véritable talent, mais essoufflé et sec au plan idéologique», pronant un « gros bon sens» qui n’a supposément pas lieu d’être.

Désolée, mais refuser une augmentation d’un demi-point sur la TVQ  pour améliorer notre système de santé n’est pas un modèle de civisme et d’abnégation. Notre gouvernement actuel n’a pas osé accepter bien des choses du rapport Castongay pour éviter un tollé de la part de la population.  Les syndicats n’ont d’ailleurs pas tardé à faire valoir leurs INTÉRÊTS. Harper avait baissé la taxe fédérale en arrivant au pouvoir, dont les taxes reviendraient pratiquement comme avant, ce qui est très supportable étant donné que les aliments non transformés ne sont pas taxés. Il reste les autres choses dont le renouvellement constant n’est pas nécessaire. Votre café vous reviendra quelques sous de plus, tout au plus. Où est passé notre sens du devoir envers la société, notamment pour un service dont tous, y compris vous-même, peuvent  bénéficier?  Quel sens y-a-t-il à la gauche dans ce cas?

 Vous avez vos convictions, j’ai les miennes. Je n’essaie pas de vous convertir ou de vous mettre du scotch tape sur la bouche pour que vous ayiez l’air de suivre le troupeau. Vos valeurs sont belles. Je les apprécie autant que vous, je ferai tout ce que je pourrai dans ma vie pour rendre ce monde meilleur. Cependant, si mon pragmatisme et et ma modération dans l’idéalisme pur et dur vous déplaisent, ayez au moins, en tant que citoyens démocratiques et civilisés, me laisser penser et non choisir pour moi. Et lorsque vous écrivez des livres pour lyncher les éditorialistes sous le sceau de l’«objectivité», n’oubliez pas que vous êtes en train d’essayer de m’embobiner aussi bien qu’ils le font.

Merci. 
 

   

Grève demain! J’ai donc un peu de temps pour ce petit coin perdu :)
(haha, j’ai l’air si profondément émue par la cause étudiante)

Il s’est passé tant de choses ces derniers jours. Pas dans ma vie, non, c’est toujours l’immortelle ritournelle métro-école-dodo. Pourtant, en deçà de cette rassurante routine, cette comptine qui endort nos consciences, ces événements qui nous semblent si lointains n’ont pas fini de forger la facette du monde. Ma petite et humble opinion de collégienne perdue sur ceux qui m’ont marqués cette dernière semaine:

18 février : Élections au Pakistan. Que dire de ces élections? Musharraf  semble avoir perdu beaucoup, beaucoup de terrain, même dans les bastions de son parti où deux de ses ministres ont perdu. Il reconnaît d’ores et déjà sa défaite. On craignait qu’il tricherait pour ravoir sa place; celui qui va l’avoir  trichera sur le peuple. Le parti de Benazir Bhutto est en tête: à défaut d’avoir cette femme exceptionnelle, on a déniché son mari souillé par de nombreux scandales de corruption pendant les années au pouvoir de l’ex-présidente. Ce dernier a fait plusieurs années de prison pour corruption et l’exil de Benazir est d’ailleurs relatif à une affaire de ce genre. Benazir Bhutto a tour à tour Les Pakistanais, enivrés par le retour de Mme Bhutto et sa fin tragique et patriotique, n’ont pas fini de déchanter. Sachant que cette dernière papillonnait entre un appui aux groupes religieux et une opposition ferme aux extrêmistes, quelle sera la position de son mari dans cette zone bouillonnante? L’Occident espérait un retour de Benazir Bhutto parce qu’elle était pro-Occident et opposée aux extrémistes religieux. Le nouveau gouvernement en place sera-t-il opportuniste à ce niveau? Washington perdra-t-il son support dans cette région où Ben Laden a supposément été caché? 

Indépendance du Kosovo: franchement, je ne sais trop qu’en penser. Bien entendu, après la sanglante répression que les Kosovars ont vécu après leur dernière tentative d’indépendance, notre coeur et tout ce qu’il recèle de pathos, surtout nous les Québécois qui sommes sensibles à la matière, demande la reconnaissance du Kosovo. Or, si les États-Unis, l’Allemagne et la France ont appuyé le Kosovo, c’est qu’ils n’ont rien à perdre. L’Espagne craint un regain de motivation puissant de la part des séparatistes de l’ETA, la Russie ne veut pas revivre le morcèlement de l’ex-URSS, la Chine ne veut se départir de tous ces petits états aux ethnies différentes dont elle s’est appropriés …
La reconnaissance de cette nouvelle nation vaut-elle la peine qu’une période d’instabilité politique et territoriale s’amorce dans le monde? Une journée après la naissancce unilatérale du Kosovo, le nord de ce dernier commence déjà à connaître des violences. Mais bon, ce dilemme dans ma tête n’en sera pas vraiment un, sachant que la Chine et la Russie ont un droit de veto au conseil de l’ONU…

Bref, voilà tout pour aujourd’hui car mon téléphone sonne, et je reviens dans ma petite forteresse dorée, à l’abri de tout cela…