Je suis un peu débordée en ce moment, donc seulement quelques mots sur une initiative du Standing Comittee On Human Rights and Peace : la campagne contre la malnutrition dans le monde.

Nous organisons un jeûne le jeudi 23 octobre pour sensibiliser les gens à la question des droits humains dans le monde en ce qui a trait à l’alimentation au café étudiant l’Intermed. Dans la foulée de notre mini-grève de la faim, les jeûneurs se font commanditer pour résister à la tentation d’un bon coup de fourchette, l’argent amassé étant destiné à l’organisme Action Contre la Faim.IFMSA

Il ne reste que 4 jours pour amasser 2000$. J’espère, via ce blogue, vous avoir indigné au moins une fois de temps en temps face aux situations répréhensibles qui se sont passées aux quatre coins du globe. Si vous vous sentez d’humeur d’agir, gâtez-vous et donnez! Paypal, comptant, chèques, les cachexiques ne font pas les fines bouches!

Vous pouvez vous informer plus sur cette campagne au http://www.scorpquebec.org/ où toutes les indications pour faire un don sont dans la section «Campagne contre la malnutrition».

Sur ce, je retourne à mes livres à faire une horloge géante pour comptabiliser l’argent amassé : je compte sur vous pour que les aiguilles que j’ai fait bien AMOVIBLES ne le soient pas pour rien. :)

 Un commentaire-surprise sur mon blogue à faire approuver m’a rappelé que j’ai à peu près oublié l’existence de ce dernier. (merci Chiu chérie!)

Début de session formidable et tellement plus stimulante que les cours magistraux, mais durant laquelle j’ai malheureusement découvert que le merveilleur rapport mathématique de prémed se résumant à 1 mois de glandage pour 1 mois de nerdage ne tient plus. Pour cause d’une structure de cours parfois nazie, parfois anormalement clémente, selon les envies des barbus dans leur phallus d’ivoire. Ainsi, le premier mois de la première session s’est feuilleté en même temps que les centaines de pages sur le développement cognitif de l’enfant et le sexe chez les nonagénaires à lire- c’est-à-dire très vite et en diagonale.  Je tente également de sortir de ma torpeur idéologique et de renouer avec mes vieilles habitudes du secondaire en m’impliquant plus cette année. Au programme, des groupes aux sigles obscurs- comité de santé mondiale, comité de paix et droits humains (où je n’ai surtout pas été entraînée de force  par MATHIEU)- journal étudiant, alouette.

(Je vous donne l’état de réalisation de mes résolution en décembre, connaissant la force vindicative et incroyable de ma volonté qui me pousse de façon occulte à procrastiner et jouer aux vieilles versions de Pokémon lorsque viennent les deadlines.)

Je n’ai donc pas grand-chose de cognitivement intéressant à vous offrir aujourd’hui qui n’implique pas des cellules à l’article de la mort ou un long et déprimant monologue sur notre galopante économie.

Sinon, j’ai regardé le film italien Gomorrha cette fin de semaine, tiré du livre de Roberto Saviano qui se planque, en ce moment-même repourchassé une deuxième fois par la Pieuvre vu la popularité de ce film qui 2807257616_94da6fb019retrace la vie de familles sous le joug de la mafia. Pour son portrait d’une jeunesse perdue  aux rites de passage brutaux et aux modèles troubles, de même que pour son portrait d’une ville saignée par une mafia moderne, le film vaut certainement le détour. Loin du glamour hollywoodien des films sur Al Capone ou de ceux des parrains de Coppola, il montre une société italienne aliénée, du prisé milieu de la mode à celui des affaires, en passant par l’écorchement dela  légendaire allégeance à la famille et aux proches.

Bref, une image de l’Italie un peu plus loin du Noemigate et autres frasques Berlusconesques, si vous voulez faire changement.

Sur ce, après avoir dûment procrastiné, je retourne à mes pages sur l’examen physique, question de ne pas trop écoeurer le pauvre patient de demain.

«Money, it’s a crime. Share it fairly, but don’t take a piece of my pie.»  Money, Pink Floyd

The Corporation est une analyse par chapitre des entités du même nom. La compagnie étant considérée au plan légal comme une «personne», le documentaire la dissèque à la manière d’un psychiatre: le film est donc présenté comme une histoire de cas d’un patient avec antécédants, diagnostic et pronostic.2339726414_a797a14141

Pour ceux pour qui visionner deux heures de commentaires sur les multinationales donne de l’urticaire suite à des traumatismes de secondaire 5, The Corporation est dynamique, pétillant, ludique, très drôle même. Loin d’être un discours économique aride, c’est un amalgame coloré de faits, de pages d’histoire, d’explications économiques et écologiques, d’anecdotes, de témoignages et d’extraits d’autres documentaires. Le tout est commenté par des personnalités illustres, entre autres le nobel d’économie Milton Friedman, les auteurs Naomi Klein et Noam Chomsky, sans oublier le controversé cinéaste Micheal Moore. De plus,  contrairement à ce dernier, les producteurs du film ont tenté d’éviter la rhétorique excessivement partisane (et autres processus pas toujours intellectuellement honnêtes) en interviewant autant  des dirigeants de multinationales que des militants anti-OGM.

Ainsi, tout en nous épargnant du radotage sur les problèmes classiques inhérents aux multinationales – coupes à blanc, pollution des eaux, émissions de gaz à effets de serre, etc-, The Corporation nous offre une réflexion intéressante sur le système économique et ses dérives, la privatisation et sur notre propre rôle social dans notre monde capitaliste, car les sociétés sont loin d’avoir toujours été l’omnipotente et omniprésente composante sociale  tentaculaire que l’on connaît de nos jours­.

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Par exemple, saviez-vous que les sociétés sont tenues par la lois de tenir leurs obligations envers leurs actionnaires avant n’importe quoi d’autre? Ou qu’elles ont commencé comme étant des contrats extrêmement précis et encadrés avec le gouvernement? Ou que c’est une loi pour les droits des Noirs que les sociétés ont invoquée pour se libérer de ces contraintes pour devenir ce qu’elles sont actuellement? Ou qu’il a failli y avoir un coup d’État subventionné par JP Morgan et autres compagnies pour renverser Roosevelt suite au New Deal?

Que les temps pour chaque opération manufacturière sont estimés au millième de minute près dans les usines du Tiers-Monde et que cette vitesse de croisière calculée et à appliquer permet aux travailleurs de faire 30 cents de l’heure? Qu’alors qu’on produit trop de lait aux États-Unis, on injecte aux vaches des hormones de Monsanto destinées à augmenter cette production -quitte à leur faire faire des infections des pis et à traire du pus avec le lait? Qu’en Bolivie, on a privatisé l’eau au point que l’eau de pluie n’appartient plus aux Boliviens?

Bref, 2,25$  au club vidéo et un petit 145 minutes à investir, tellement pertinent en ces temps de crise.
Surtout que le film finit sur une certaine note d’espoir.

Hier ( ou aux petites heures de ce matin), bière à la main, Mathieu, me résumant la situation de la femme au Congo, a décrit le rôle de la Congolaise en ces termes élogieux:

« Ben sont genre des laves-vaisselle avec un trou… Mais c’est pas si pire, au Congo, ils ont quand même du respect pour la femme.»

LOL. Derrière la figure de style, une situation déplorable où même des jeunes filles nullipares de 14 ans vont voir le médecin par peur d’infertilité… 

Dans la même veine, le vaillant voyageur a détruit tous mes rêves d’enfance: Hakunah Matatah, ça n’a jamais voulu dire «don’t worry be happy» ou «carpe diem». Non. C’est du PUR EMO lingalais pour dire : «là-bas, c’est compliqué» (Le mot matatah, soit compliqué, étant l’un des mots les plus fréquemment utilisé au village où Matichon séjournait).

PUMBA et  TIMON ont donc profité de notre âme d’enfant  et nous ont ainsi fourvoyés toutes ces années avec leur sourire niais et leur beaux mots exotiques.

Pour séparer les poux mâles des poux femelles…!
Les Iraniens savent bien garder le sens de l’humour.

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( Il est notoire que Mahmoud nie l’Holocauste et caresse le rêve de rayer Israël de la carte .)

Petite bande dessinée de source non iranienne, mais c’est toujours marrant de se moquer de de Mahmoud, quelle que soit notre nationalité – et surtout à la lumière de la situation en Iran post-élections.

J’ai presque fini les romans de ma liste. Je suis trop paresseuse pour écrire un article sur chacun, mais je peux renchérir à Z qu’ils sont vraiment excellents et que vous ne gaspillerez pas vos précieuses minutes pour ces petites merveilles. J’ai particulièrement été charmée par Des Souris et des hommes – Steinbeck n’ayant pas été Nobel de littérature pour rien. Après, je me dois de partir à la recherche au trésor pour les Barrico que la merveilleuse Z m’a recommandés, la librairie vraiment perdue que j’avais explorée au beau milieu de Mont-Royal ne les ayant pas l’autre jour :(

 Bref, pour terminer sur une note littéraire, voici un poème de Paul Éluard que je trouve d’une beauté immense à chaque fois que je le relis, décidément l’un de mes textes poétiques préférés de tous les temps en dépit du fait que la poésie contemporaine ne m’a pas tout à fait convaincue. 

(C’est également le poème d’où est tiré le titre du roman Bonjour Tristesse de Sagan.)

 

À peine défigurée

Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime

Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire.

Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.

Après des heures de frustration envers le site de l’université de Montréal et l’étrangeté des horaires de première année de MD, suite à des échanges de mails avec la direction, en dépit du fait que je vais devoir glander de 11h30 à 16h à l’école tous les jeudis et que je sens que je vais regretter mon choix, enfin

J’AI MON COURS DE POLITIQUE INTERNATIONALE

Mais je les boude quand même d’avoir fichu en l’air ma seule chance d’avoir un cours d’arts plastiques à cause de STUPIDES COURS D’HISTOIRE DE LA MÉDECINE (WTF). De TROIS semaines de ce cours totalement inutile, témoignages d’étudiants de Sherby à l’appui, qui m’empêchent de batiker, peindre, aquareller, fusainer pendant 15 semaines ARGGGGGH

Je les maudis aussi pour nous donner des cours à option spécialement choisis pour notre bac  impossibles à caser dans notre horaire, mais qui sont diablement tentants et qui restent là sur la page à nous narguer, flashant en rouge dans notre plage horaire qu’on pensait si bien ficelée ( Santé internationale et Médias et communications, entre autres). Je les hais de tout mon coeur, ces vieux barbus dans leur phallus d’ivoire.

Mais tout de même, POPO INTERNATIONALE, JE SUIS HEUREUSE  <3

“Did you ever wonder why we had to run for shelter when the promise of a brave new world unfurled beneath a clear blue sky?”

Je n’ai pas eu énormément de temps récemment ni pour le tunnel ni pour m’instruire beaucoup. Néanmoins, entre une réunion de famille et une petite visite chez PA, j’ai eu le temps d’attraper quelques mesures des concerts de Pink Floyd (de 1994)  rediffusés sur MusiMax.

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Ayant vu les visages des musiciens, ce dessin m’a fait bien marrer. Donc, je le partage ici avec tous les fans de Pink Floyd qui me lisent de temps à autres.

Vous ai-je déjà parlé de bactéries?

Voici l’album de famille des E. Coli. On dit que quand on voyage, on attrape la version d’E. Coli du coin et qu’on finit par tous les collectionner si on polyglotte.

e coli p31

Et que dire des pokésporulés Clostridim Difficile et Perfringens? Ils buteraient votre Charizard niveau 98 facile avec leur attaques de toxines de la mort.

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J’aime aussi beaucoup comment les bactéries se passent du matériel génétique. (Je ne voudrais pas vous induire en erreur à cause de ma vision tordue des plasmides,  les bactéries n’ont pas de sexe, et surtout ne changent pas de sexe après avoir fricoté via un pili sexuel) 

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Bon, j’ai assez ridiculisé le cours MMD1010 comme ça, j’ai terminé pour TOUJOURS mon odieux bactéricide et je vais DODO.

P.S. Non, je ne me suis pas nerdisée à ce point-là, dessinant des bactéries pour noyer mon manque de cours palpitants de médecine. Ce sont des illustrations pour le codex de microbiologie de l’année préparatoire, manuel qu’on révise à chaque année. En fait, je doute très fort de la valeur éducative de ce que j’ai fait, mais quand on n’a plus d’inspiration, on n’a plus d’inspiration BON. 

Pourquoi j’ai posté ça? Parce que je suis fatiguée et que je n’ai aucune envie d’écrire un billet pour «célébrer» la victoire de Mahmoud. Filler post.

Ca fait longtemps, mais après avoir dérivé ses couloirs terreux dans les méandres des arts, mon tunnel revient à ses premières amours : la politique internationale.

Ma vision des relations irano-américaines a été transfigurée par le deuxième volet  du grand reportage l’Iran et l’Occident qui passait hier à Radio-Canada. Je tiens à partager ce que j’ai appris ces deux derniers soirs, car je crois que beaucoup d’entre nous ont une vision erronée de ce pays-clé au Moyen-Orient dont on entend trop souvent parler pour ses ambitions nucléaires.

N’ayant connu que le très controversé Mahmoud Ahmadinejad depuis les débuts de mon intérêt pour la politique internationale, je m’imaginais ses prédécesseurs aussi subversifs et bornés, d’autant plus que l’Iran est assujetti à une sorte de théocratie ( l’ayatollah étant le décideur suprême depuis la fuite du Shah).

Autant les commentaires négationnistes d’Ahmadinejad sur la Shoah que ses menaces de rayer Israël de la carte ou le financement notoire des groupes terroristes par l’Iran  m’ont fait croire que cette république islamique faisait fi de l’avis de l’Occident. Que l’original qui leur tient lieu de président se la jouait un peu comme Kim Jong Il ou Hugo Chavez : fier-à-bras, comme un crapaud qui se gonfle d’air pour impressionner.

Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi, tout comme l’Iran n’a pas toujours été aussi entêté en ce qui a trait à son programme d’enrichissement de l’uranium. Ce qui est arrivé, c’est que ce pays a laissé une ouverture énorme aux États-Unis, mais que Washington ne leur a jamais te191ndu la main, lui qui ne s’est jamais remis du rapt des employés de son ambassade et du financement du Hezbollah et du Dijhad islamique par Téhéran. Deux présidents modérés ont tenté d’ouvrir les négociations, acceptant des concessions majeures (85-95% du traité rédigé par les deux parties).

Le coupable à la Maison Blanche n’est pas très difficile à trouver : Bush a sapé le processus alors que Powell et le vice-secrétaire d’État voulait ratifier le traité. Puis, le responsable républicain de la défense a repoussé le plan des Européens qui portaient le message de l’Iran qui acceptait de cesser de faire fonctionner leurs centrifugeuses en échange de levées de sanctions, imposant le sien. Nouvelle impasse politique. Les États-Unis pensent qu’il ne leur reste qu’à envahir l’Iran. Le président réformateur finit son mandat.

Rice portant le chapeau de Powell, préssentant l’enjeu majeur que constitue l’Iran et rejettant l’invasion du pays, a invité les Iraniens à dialoguer avec les États-Unis. Leur ministre des Affaires étrangères est très disposé à accepter les conditions de Washington et convainc le gouvernement iranien. Une nouvelle rencontre est organisée à New York.

C’est sans compter sur Ahmadinejad qui débarque de l’avion. Le ministre et les 300 délégués n’arriveront jamais à New York. C’est Ahmadinejad qui a persuadé tout le monde de garder la ligne dure avec l’Occident. C’est Ahmadinejad qui, sur les ruines de Ground Zero, nie le drame juif et fait les manchettes ce jour-là.

Quand je pense que les Iraniens ont permis aux États-Unis de faire reculer les talibans en Afghanistan en partageant avec eux leurs informations militaires et qu’ils ont essayé tant de fois de normaliser leurs relations avec le pays de l’Oncle Sam, force enot-so-bad-iranst de croire que le durcissement iranien n’est que dû aux multiples baffes diplomatiques que l’Iran a dû essuyer. Les modérés pro-Occident ont perdu leur crédibilité lorsque le peuple a vu la réaction inflexible et intraitable des États-Unis face à de nombreuses concessions. Ils ont mis un conservateur à la tête du pays depuis. L’Iran fabrique les bombes qui tuent les militaires américains depuis. Un dialogue entre Bush et Mahmoud, illuminé contre illuminé, ça ne peut être qu’un dialogue de sourds.

Par contre, Obama fait reluire des espoirs quant aux relations irano-américaines, Ahmadinejad étant ouvert à l’idée de parler à son administration (nettement moins pro-Israël avec une pro-Palestine comme secrétaire d’État ). Cependant, son attention est concentrée dans le soulagement de la crise, l’Irak et l’Afghanistan.  

De plus, en prévision des élections du 12 juin, les conservateurs ont fermé les blogues et Facebook du candidat réformateur…

 

P.S. Remarquez comment je saupoudre mes longs blocs de textes d’ images pour tenter de me racheter pour tous ces interminables billets lourds et non visuellement attrayants. Oh yeah.