Vous ai-je déjà parlé de bactéries?

Voici l’album de famille des E. Coli. On dit que quand on voyage, on attrape la version d’E. Coli du coin et qu’on finit par tous les collectionner si on polyglotte.

e coli p31

Et que dire des pokésporulés Clostridim Difficile et Perfringens? Ils buteraient votre Charizard niveau 98 facile avec leur attaques de toxines de la mort.

 c difficile p39

J’aime aussi beaucoup comment les bactéries se passent du matériel génétique. (Je ne voudrais pas vous induire en erreur à cause de ma vision tordue des plasmides,  les bactéries n’ont pas de sexe, et surtout ne changent pas de sexe après avoir fricoté via un pili sexuel) 

conjugaison p19

Bon, j’ai assez ridiculisé le cours MMD1010 comme ça, j’ai terminé pour TOUJOURS mon odieux bactéricide et je vais DODO.

P.S. Non, je ne me suis pas nerdisée à ce point-là, dessinant des bactéries pour noyer mon manque de cours palpitants de médecine. Ce sont des illustrations pour le codex de microbiologie de l’année préparatoire, manuel qu’on révise à chaque année. En fait, je doute très fort de la valeur éducative de ce que j’ai fait, mais quand on n’a plus d’inspiration, on n’a plus d’inspiration BON. 

Pourquoi j’ai posté ça? Parce que je suis fatiguée et que je n’ai aucune envie d’écrire un billet pour «célébrer» la victoire de Mahmoud. Filler post.

Ca fait longtemps, mais après avoir dérivé ses couloirs terreux dans les méandres des arts, mon tunnel revient à ses premières amours : la politique internationale.

Ma vision des relations irano-américaines a été transfigurée par le deuxième volet  du grand reportage l’Iran et l’Occident qui passait hier à Radio-Canada. Je tiens à partager ce que j’ai appris ces deux derniers soirs, car je crois que beaucoup d’entre nous ont une vision erronée de ce pays-clé au Moyen-Orient dont on entend trop souvent parler pour ses ambitions nucléaires.

N’ayant connu que le très controversé Mahmoud Ahmadinejad depuis les débuts de mon intérêt pour la politique internationale, je m’imaginais ses prédécesseurs aussi subversifs et bornés, d’autant plus que l’Iran est assujetti à une sorte de théocratie ( l’ayatollah étant le décideur suprême depuis la fuite du Shah).

Autant les commentaires négationnistes d’Ahmadinejad sur la Shoah que ses menaces de rayer Israël de la carte ou le financement notoire des groupes terroristes par l’Iran  m’ont fait croire que cette république islamique faisait fi de l’avis de l’Occident. Que l’original qui leur tient lieu de président se la jouait un peu comme Kim Jong Il ou Hugo Chavez : fier-à-bras, comme un crapaud qui se gonfle d’air pour impressionner.

Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi, tout comme l’Iran n’a pas toujours été aussi entêté en ce qui a trait à son programme d’enrichissement de l’uranium. Ce qui est arrivé, c’est que ce pays a laissé une ouverture énorme aux États-Unis, mais que Washington ne leur a jamais te191ndu la main, lui qui ne s’est jamais remis du rapt des employés de son ambassade et du financement du Hezbollah et du Dijhad islamique par Téhéran. Deux présidents modérés ont tenté d’ouvrir les négociations, acceptant des concessions majeures (85-95% du traité rédigé par les deux parties).

Le coupable à la Maison Blanche n’est pas très difficile à trouver : Bush a sapé le processus alors que Powell et le vice-secrétaire d’État voulait ratifier le traité. Puis, le responsable républicain de la défense a repoussé le plan des Européens qui portaient le message de l’Iran qui acceptait de cesser de faire fonctionner leurs centrifugeuses en échange de levées de sanctions, imposant le sien. Nouvelle impasse politique. Les États-Unis pensent qu’il ne leur reste qu’à envahir l’Iran. Le président réformateur finit son mandat.

Rice portant le chapeau de Powell, préssentant l’enjeu majeur que constitue l’Iran et rejettant l’invasion du pays, a invité les Iraniens à dialoguer avec les États-Unis. Leur ministre des Affaires étrangères est très disposé à accepter les conditions de Washington et convainc le gouvernement iranien. Une nouvelle rencontre est organisée à New York.

C’est sans compter sur Ahmadinejad qui débarque de l’avion. Le ministre et les 300 délégués n’arriveront jamais à New York. C’est Ahmadinejad qui a persuadé tout le monde de garder la ligne dure avec l’Occident. C’est Ahmadinejad qui, sur les ruines de Ground Zero, nie le drame juif et fait les manchettes ce jour-là.

Quand je pense que les Iraniens ont permis aux États-Unis de faire reculer les talibans en Afghanistan en partageant avec eux leurs informations militaires et qu’ils ont essayé tant de fois de normaliser leurs relations avec le pays de l’Oncle Sam, force enot-so-bad-iranst de croire que le durcissement iranien n’est que dû aux multiples baffes diplomatiques que l’Iran a dû essuyer. Les modérés pro-Occident ont perdu leur crédibilité lorsque le peuple a vu la réaction inflexible et intraitable des États-Unis face à de nombreuses concessions. Ils ont mis un conservateur à la tête du pays depuis. L’Iran fabrique les bombes qui tuent les militaires américains depuis. Un dialogue entre Bush et Mahmoud, illuminé contre illuminé, ça ne peut être qu’un dialogue de sourds.

Par contre, Obama fait reluire des espoirs quant aux relations irano-américaines, Ahmadinejad étant ouvert à l’idée de parler à son administration (nettement moins pro-Israël avec une pro-Palestine comme secrétaire d’État ). Cependant, son attention est concentrée dans le soulagement de la crise, l’Irak et l’Afghanistan.  

De plus, en prévision des élections du 12 juin, les conservateurs ont fermé les blogues et Facebook du candidat réformateur…

 

P.S. Remarquez comment je saupoudre mes longs blocs de textes d’ images pour tenter de me racheter pour tous ces interminables billets lourds et non visuellement attrayants. Oh yeah.

«Je ne suis pas un animal! Je ne suis pas un animal! Je suis un être humain… je suis un homme…»

J’ai enfin eu la chance de regarder l’incroyable Elephant Man de David Lynch.

Basé sur l’histoire d’un dénommé Joseph Merrick ayant réellement existé durant l’ère victorienne, le film relate l’histoire d’une homme horriblement déformé à la naissance, exhibé comme un monstre dans une fête forraine. Un homme voué à l’animalité auquel un docteur tente de redonner de la dignité humaine.

Via une esthétique irréprochable, l’oeuvre soulève de nombreuses questions elephant_mansur le noyau irréductible de l’homme. Qu’est-ce qu’un homme? Qu’est-ce qui le distingue de l’animal? Quelle est la nature même de ce qu’on croit être de la philantropie?  L’homme est-il si bon de nature? Jusqu’où peut-on chosifier un être et le saigner?

Surtout, qui est le plus humain dans ce film? L’homme éléphant ou cette foule vulgaire qui se nourrit de sa souffrance?

Bref, un film touchant, sensible, d’une grande force et d’une grande intelligence, à écouter absolument.

En me promenant dans des friperies et des ventes de garages de Candiac (événmenet surréaliste et étrange que vous devriez contempler), j’ai agrandi ma collection de livres, pour la modique somme de 1$ chacun (sauf le Sagan).

-Bonjour Tristesse- Françoise Sagan
-Pourquoi j’ai mangé mon père- Roy Lewis
-Des souris et des hommes- John Steinbeck
-La Bête humaine- Émile Zola
-L’étranger-Albert Camus (OUI JE ME SENS INCULTE)

WOW  Tous des livres que je prévoyais de4 lire cet été, miraculeusement et poussiéreusement devant mes yeux.

J’ai également acheté trois livres qui ne sont pas des romans. Ils étaient si beaux avec leur couverture de cuir relié rouge et leur gravures noir et or, COMMENT RÉSISTER POUR LA MODIQUE SOMME DE 1$. OUI P-A, COMMENT, même si ce sont des livres sur la Guerre Froide comme on aurait pu en trouver par milliers dans le temps.

Les Secrets du Kremlin, tomes I, II, III.

Je suis un être comblé.

Je suis allée voir l’exposition Imagine, gracieuseté de Yoko Ono, avec Amanda et Karen l’autre jour.

Je n’avais jamais été une grande fan du mouvement Dada, mais je dois admettre que les oeuvres de Yoko m’ont grandement inspirée, ses haikus de son livre Grapevine, en particulier. Il y a quelquechose dans ses écrits et ses réalisations qui crie  Carpe diem, quelquechose que nous avons si tendance à oublier dans notre quotidien qui va si vite. Écouter le bruit de la neige. L’«enfermer» et le faire écouter aux autres. Monter une échelle pour voir un tout petit YES au plafond. Regarder une pomme et y voir quelquechose de non abouti, le cycle de la vie. Les trivialités de la vie dans ce qu’elles ont de plus beau, dans la ligne de l’esprit zen prôné par le célèbre couple du Yoko Plastic One Band.

C’est également le temps  d’observer un couple fascinant, avant-gardiste et militant. Contre la guerre, c’est bien connu, mais également le machisme (Women are the World’s Niggers, ou quelquechose comme ça, une chanson qui est un manifeste féministe aux images assez fortes) et le racisme par la nature même de leur couple. Un couple tolérant, extrêmement ouvert, qui ouvre son intimité à tous encore aujourd’hui, après l’avoir fait durant le bed-in au Queen Elizabeth.

Les multiples matérialisations de la paix pensées par Yoko sont également extrêmement touchantes : que ce soit un jeu d’échecs totalement blanc ou un tampon PEACE qu’on peut appliquer sur des cartes du monde (Israël était particulièrement populaire, probablement grâce aux si charmants et altruistes Nethayou et Lieberman),  elles impliquent le public dans leur jeu. Tout simplement pour nous rappeler que pour toutes les causes de ce monde, nous sommes les acteurs qui pouvont changer les choses. Une librairie de livres sur l’actualité internationale, les différentes cultures et religions, sur l’histoire était également à consulter sur place (et éventuellement offertes à des écoles défavorisées), ayant pour message qu’ il n’y a rien qui change sans prise de conscience, mais également sans ouverture d’esprit.

Et justement, ce n’est pas une exposition de beaux-arts, mais un cheminement intellectuel qu’on nous offre à travers ces salles blanches. Que malgré nos acquis, il ne faut pas rester dans notre tour d’ivoire à prendre du Valium en braillant sur nos petits problèmes d’Occidentaux choyés, à détourner le regard de l’image du reste en train de s’embraser.

Et surtout, surtout, c’est un rappel à tous les blasés, tous les inertes, de ce monde ce que l’existentialisme de Sartre disait : ne pas décider, ne rien faire, c’est aussi un choix et un parti pris.


Alors, dans cette ère où on se réveille enfin à propos de l’environnement et du libéralisme économique, salissons-nous les mains tous ensemble.

Les examens sont officiellement TERMINÉS. Les journées qui ont suivi ce marathon ont été idylliques, party de fin de session, pique-nique sous la pluie, souper avec des amies du primaire, resto avec petit copain, etc etc. Je profite d’être enfin confortablement installée à la maison pour vous parler de mes nouvelles découvertes.

En fait, le titre de ce billet, qui est en fait emprunté d’une chanson des Yeah Yeah Yeahs, voulait témoigner de mon indignation initiale survenue pendant la période d’examens. Mon frère, revenant d’un cours d’éthique et de religion, venait de ma parler de la définition de la femme et de l’homme telle que vue par les élèves de sa classe.

Apparemment, pour les pubères de 16 ans (ayant probablement une vénération pour des gens ayant autant contribué à la cause des femmes que Paris Hilton) , la femme est définie par le ménage et  la cuisine, tandis que les hommes, c’est tout ce qui touche le barbecue et les voitures (achat et entretien). Autant vous dire qu’une féministe comme moi a bondi de sa chaise. Parce que quoi, une femme ne peut pas aimer les voitures? Qu’un homme ne peut pas assumer sa partie du rangement ou apprécier de mitonner? Parce que l’homme et la femme sont complémentaires à ce niveau là?   

Que fait-on de Simone et de son « On ne naît pas femme, on le devient»?

Café + manque de sommeil+ stress+ article sur le délaissement de la cause des femmes par les jeunes femmes en Europe+ chansons d’artistes pop féminines à la radio telles que All The Single Ladies (qui me connaît sait à quelle point j’abhorre le message de cette chanson) + anecdote de mon frère ont fait jaillir en moi le cri déchirant suivant :

«Le féminisme est mort!»

Cependant, au moment où je croyais le féminisme en mauvaise posture, voilà que je le lis un article sur une province où le matriarcat est à son comble en Inde. Oui, vous avez bien lu, au pays des immoleurs de femmes et des sérial avorteurs de foetus féminins. Dans cet endroit coincé entre les plaines du Népal et les montagnes indiennes, les hommes doivent déménager dans le clan de leur épouse et faire les tâches lourdes, puis leurs enfants porteront le nom de la mère. Les femmes sont reines (et les seules) du marché, sauf pour quelques artisans triés sur le volet, bien que les hommes sont exclus des décisions relatifs au marché. Il s’agit d’une honte pour les hommes de ne pas laver le linge sale de leur femme.

Jusque-là, il n’y a pas eu de problèmes, les hommes ayant toujours grandi dans un tel milieu et voyant en cela un partage des tâches juste selon les forces de chacun. La télévision a été le catalyseur. Ils ont pu voir le monde de Bollywood où les femmes sont aux pieds des hommes, et ont soudainement eu la sensation d’être des bêtes de traits et des fournisseurs de sperme. Un mouvement masculiniste est en cours, s’appuyant sur les discours anciens… des féministes.

On en sourit, mais il est important de rappeler à ces jeunes adolescentes quel chemin a été fait.  Que des choses qu’on considère aujourd’hui triviales comme voter, avorter, ou prendre la pilule, on n’y a droit depuis pas si longtemps que ça…  Que leurs grands-mères ont trimmé dur sué pour qu’elles puissent aujourd’hui avoir accès à toutes les facultés des universités. Qu’aujourd’hui encore, les inégalités entre les hommes et les femmes existent encore dans notre beau pays, notamment au niveau salarial. Que le machisme veille encore. Que malgré nos acquis, ce n’est pas fini.

Qu’ailleurs, des femmes rêveraient de pouvoir travailler, de se promener sans être accompagnée d’un homme, de conduire, de pouvoir aller à l’école sans être menacée. Qu’ailleurs, des jeunes filles sont excisées, immolées au nom de l’honneur de la famille, ou ont les seins repassés aux pierres brûlantes pour ne pas attiser la convoitise des hommes…

À ce propos, je vous conseille l’excellent film Persepolis, adapté de la bande dessinée de Marjane Satrapi. Il montre la révolution iranienne et la répression des libertés individuelles (notamment celle des femmes) qui s’ensuit à travers les yeux d’une petite fille qui grandit entre les BeeGees et la guerre entre l’Irak et l’Iran. C’est l’histoire d’une fille moderne dans un monde qui se veut en régression : une ado qui secoue les cheveux sur du Iron Maiden pour oublier la guerre et qui brode des écussons de Micheal Jackson sur son uniforme robe+voile islamique.  En dépit de la lourdeur du sujet, le thème est traité de façon rigolote, légère et fraîche à travers des dessins simples et richement stylisés à la fois. À voir absolument. Moi, je cours m’acheter la BD.h_4_ill_914143_cannes-persepolis

Sur ce, dodo.

Je prends une pause, entre le grand épiploon et le petit, pour partager avec vous quelquechose de marrant que ma mère m’a raconté.

Paul Krugman, Nobel d’économie, répondant à des gens qui se plaignent de la mondialisation et de la dangerosité et de la piètre qualité des tonnes de produits chinois importés par l’Amérique : 

 bah, c’est pas la fin du monde vous savez, c’est quand même équitable, ils nous vendent des produits toxiques et nous, en échange, on leur vend des actifs empoisonnés!

(ok, c’est peut-être pas dans ces termes exacts et c’est peut-être juste moi qui trouve ça si cocasse que ça)

Ca me rappelle quand les ils ont désespérement tenté de changer la monnaie de réserve pour des euros. Les États-Unis leur doivent tellement d’argent, ils doivent pisser dans leurs culottes brodées or, ces pauvres petits choux millionnaires pseudocommunistes sans éthique.

En continuant sur la veine des déchets toxiques, j’ai vu récemment un documentaire sur les conditions de travail des fabricants de bijoux des campagnes.

Disons que certaines compagnies limogent les employés malades et ceux qui tentent de se syndicaliser pour faire des contrats avec des gens pauvres, tout heureux de travailler «à leur compte», c’est-à-dire d’assumer eux-même les danger du travail et de la poussière résiduelle du polissage qui s’accumule dans leurs poumons avant de les tuer, et peut-être même d’acheter leurs propres machines. Ces «entrepreneurs» se croient autonomes et sont si fiers de pouvoir gagner un peu d’argent, ces laissés pour compte de la campagne qui, jusqu’alors, ne «profitaient» pas du miracle économique.

Il y avait cette sale poussière partout dans le village, alors qu’en ville, ils louent de beaux locaux pour que les inspecteurs occidentaux n’y voient que du feu. Il y a un beau relent de Révolution industrielle.

Fin de la parenthèse, l’anatomie revient me hanter.

Voici que je me retrouve devant des cahiers de cette austérité dont les sciences ont la coutume de revêtir les pages arides des briques qui construisent notre société moderne, devant ça et un soleil étourdissant.

Malgré les examens qui reviennent à la charge tels des taureaux en furie devant la couleur qu’agite la procrastination, une seule idée (et pas la plus logique ni la plus sensée) m’obsède:

peindre des chapeaux.

J’ai trouvé un vieux chapeau de pêcheur. Je veux le peindre en noir et dessiner des polka dots et des pacmans dessus. J’en ai un autre que je veux transfigurer en rouge avec des traces de pommes comme motifs.

Bref, je suis dans une furie de «customisage».  Fatiguée de voir les mêmes choses un peu partout et étant officiellement une récessionista, ça fait quelques temps déjà que j’essaie de fomenter un style plus authentique, mélanger toutes sortes de gogosses vieilles ou moins vieilles, appartenant à moi ou ayant été la propriété de quelqu’un d’autre (genre mon papa), qui sont de ma main ou non. Recycler, quoi, que ce soit en cousant, peignant ou simplement en récupérant des fringues que les membres de ma famille sont fatigués de voir. Écolo, arty, rétro. Des idées que j’aime bien.

Quelques images de ma folie:march09-0322

Pour ceux qui ne l’ont pas vu comme moi, c’est un coeur qui chie « des connards», des jerks dans une toilette. Les jerks vont dans un tuyau et se font déchiqueter par un crocodile, espèce de moulinet à viande primitif. Bref, esprit trash avec un style clip de Another Brick in the Wall. Les enfants remplacés par des hommes-enfants sur la minirobe.

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J’ai tenté vainement par maintes couches de peintures d’effacer les espèces de symboles chinois-coréens-je-ne-sais-quelle-langue-exotique de ce vieux débardeur trouvé dans un placard chez moi, mais à la lumière, ils reviennent me hanter. Finalement, comme symbolique, c’est pas si mal qu’ils paraissent à la lumière: la Russie ou la Chine ont beau essayer de jouer le jeu, leur nature totalitaire miroite toujours.

Petite astronaute communiste sur la lune, l’argent et les couleurs des partis Rouges fusionnés dans le drapeau, idéologies qui tentent de s’embrasser dans les sociétés modernes de pays qui tentent de s’imposer sur la scène internationale. Après avoir gagné les États communistes, le capitalisme s’exporte jusque-là.  

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Araignée qui se la joue actrice de films noirs, tirant sur ces espèces de longues cigarettes dont la fumée tisse sa séduction.

 

Suffit. Étude étude étude étude

Mon amant m’a encore boudée hier.
C’est ainsi qu’avec Morphée toujours résolument tourné de son bord du lit, une insomnie persistante qui me donnait la nausée m’a enfin donné le temps de lire  Soie, le tout petit roman d’Alessandro Barricco qui traînait sur ma table de nuit depuis quelques temps.

C’était magnifique.

La plume de Baricco est tout simplement bouleversante.  La beauté ne réside pas tant dans l’intrigue en qu’en la façon de décrire de la vie d’un homme retiré de son existence comme «il regarde comme une journée de pluie». L’histoire peut sembler triviale quand on se fait lire le résumé (un remake de Shogun?), mais l’indéniable poésie du texte et une fin assez spéciale change la donne pour qui s’aventure dans les entrailles de cette couverture de carton souple. 

En savourant ce roman contemplatif  aux répétitions symboliques et à la douce zénitude japonisante, il m’a semblé que le temps s’est arrêté autour de moi l’espace de cette centaine de pages. Le temps d’échanger ma propre nostalgie et ma lassitude contre celle d’Hervé Joncour.

Vous avez peut-être été perplexe en ce qui a trait à la place de l’article précédent dans la ligne du temps. C’est en fait un article que j’avais presque terminé, mais jamais tout à fait, dans la foulée de mon début de mars. Avec les examens avec beaucoup trop de contenu à ingurgiter, les amis et les sorties avec les futurs M.D., les essais de rattraper le retard pris durant deux mois de procrastination, le petit copain qu’on ne voit jamais assez souvent, je souffle à peine en sortant de ce mois, après une merveilleuse fin de semaine combo Journée de la santé mondiale-cousins-souper de fête de Marie autour de la Mélodie du Bonheur.

Mon ami malicieux le poisson national est déjà si vite arrivé, je ne fais que donner un peu de signes de vie. C’est échevelée, mais encore vivante que je vous donne des signes que je systole et diastole encore. Je ne vais peut-être pas écrire trop souvent, les examens s’en viennent et je n’ai pas encore pu recoudre les pans béants qui résultent de ma procrastination.

Le temps passe si vite. Définitivement trop vite. Je me demande combien il me reste de temps filant pendant que je retiens mon souffle pour que mes voeux se réalisent.