Je prends une pause, entre le grand épiploon et le petit, pour partager avec vous quelquechose de marrant que ma mère m’a raconté.

Paul Krugman, Nobel d’économie, répondant à des gens qui se plaignent de la mondialisation et de la dangerosité et de la piètre qualité des tonnes de produits chinois importés par l’Amérique : 

 bah, c’est pas la fin du monde vous savez, c’est quand même équitable, ils nous vendent des produits toxiques et nous, en échange, on leur vend des actifs empoisonnés!

(ok, c’est peut-être pas dans ces termes exacts et c’est peut-être juste moi qui trouve ça si cocasse que ça)

Ca me rappelle quand les ils ont désespérement tenté de changer la monnaie de réserve pour des euros. Les États-Unis leur doivent tellement d’argent, ils doivent pisser dans leurs culottes brodées or, ces pauvres petits choux millionnaires pseudocommunistes sans éthique.

En continuant sur la veine des déchets toxiques, j’ai vu récemment un documentaire sur les conditions de travail des fabricants de bijoux des campagnes.

Disons que certaines compagnies limogent les employés malades et ceux qui tentent de se syndicaliser pour faire des contrats avec des gens pauvres, tout heureux de travailler «à leur compte», c’est-à-dire d’assumer eux-même les danger du travail et de la poussière résiduelle du polissage qui s’accumule dans leurs poumons avant de les tuer, et peut-être même d’acheter leurs propres machines. Ces «entrepreneurs» se croient autonomes et sont si fiers de pouvoir gagner un peu d’argent, ces laissés pour compte de la campagne qui, jusqu’alors, ne «profitaient» pas du miracle économique.

Il y avait cette sale poussière partout dans le village, alors qu’en ville, ils louent de beaux locaux pour que les inspecteurs occidentaux n’y voient que du feu. Il y a un beau relent de Révolution industrielle.

Fin de la parenthèse, l’anatomie revient me hanter.